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Identité et Métamorphose

Mondialisation...

Années 90

Dans la vie culturelle des pays occidentaux se dessine une intégration partielle des approches et des initiatives anthroposophiques. Dans les pays de l'Est européen et en Russie, des Sociétés territoriales et des institutions anthroposophiques sont fondées à partir de 1989. Un léger épanouissement commence en Asie. À la fin des années 90, il existe des Sociétés et des groupes anthroposophiques dans plus de 100 pays. Le nombre d'institutions et d'initiatives travaillant sur des bases anthroposophiques de par le monde est estimé à 10 000.

Dans les institutions anthroposophiques, ainsi que dans les Sociétés et l'Université libre de science de l'esprit, des questions d'identité accompagnent ce développement. Elles se rapportent d'abord à la pratique spirituelle personnelle, aux capacités de collaboration inter-humaines et sociétales, et à leur relation avec le développement culturel général. Au cours des années 90, elles conduisent à une nouvelles orientation dans beaucoup de contextes de vie et de travail anthroposophiques, ainsi que dans la Société anthroposophique générale. Dans cette nouvelle orientation, le point de départ de l'anthroposophie cherche à se métamorphoser dans le contexte de développement civilisationnel au seuil du 21e siècle.

Les questions de connaissance qui étaient existentielles pour un petit nombre d'êtres humains au tournant du 19e au 20e siècle, concernant la façon dont l'homme se comprend lui-même et conçoit son rapport au monde, sont devenues la problématique fondamentale de toute la civilisation au tournant du 20e au 21e siècle. Cette problématique s'exprime dans la perte de l'enfance, l'impasse écologique d'un monde hautement technicisé, les défis éthiques de la génétique ou des recherches sur la conscience, le déplacement des frontières de la naissance et de la mort. Ces problèmes vitaux sont l'objet de débats dans le monde entier. L'avenir de l'existence humaine dépend de la façon dont ils seront traités à une époque « où l'impossibilité de vivre a commencé à devenir réalité. » (Rudolf Steiner, Autobiographie, EAR, Chapitre 29)